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WaSP Café 3

Youpi, j'ai pu participer au 3ème WaSP Café (déjà le troisième ?) ! Et comme je suis vraiment gentil (phrase alambiquée pour que vous me répondiez oui dans les commentaires ou que vous m'envoyiez des cadeaux) je vous propose un compte rendu/synthèse :

J'ai eu la chance de réussir à m'incruster m'inscrire à l'atelier sur les microformats animé par Frédéric de Villamil et David Larlet (mais si, le Biologeek !). D'autre n'ont pas eu cette chance, j'ai entendu dire que les inscriptions étaient closes en moins d'une journée ! (désolé pour ceux qui n'ont pas pu y assister)

Deux orateurs pour un atelier d'une heure ? Oui. Et c'était vraiment une excellente idée. Frédéric de Villamil est un défenseur des microformats alors que David Larlet préfère RDF. Ce qui a donné lieu à des combats de "qui-a-la-plus-grosse ahah, tu peux pas faire ça toi hein ?"; outre le côté amusant ça nous a permis de positionner les deux approches.

Les microformats (ou µF, c'est plus rapide à taper) et RDF ont le même but : Sémantiser le web (enfin, ajouter une couche de sémantique à ce qui peut déjà exister). Normalement si vous suivez vous devez vous demander "mais pourquoi 2 choses pour un même but ?", et vous auriez raison de vous le demander.

En fait l'approche de ces langages est complètement différente :

  • µF : Répondre à un besoin ponctuel, grâce à des attributs xHTML (donc youpi, rien à apprendre, juste à connaître les paires attributs/valeurs) pour sémantiser quelque chose (comme une vcard par exemple).
  • RDF : Offrir un mécanisme générique pour sémantiser, en utilisant du XML et des DTD (donc c'est plus rébarbatif à apprendre/taper/maitriser, mais permet de faire [normalement] tout ce qu'on veut; vous pouvez en rajouter dans des documents xHTML, mais c'est un peu complexe)

A l'issue de cet atelier je suis plutôt dubitatif. J'ai pu essayer les µF, c'est simple, rapide à comprendre et à mettre en oeuvre, mais très spécifique. Et qui dit spécifique dit limité (en capacité ou dans le temps).
Par contre j'ai pu découvrir RDF, qui semble prometteur, mais imbitable. Ecrire une tonne de XML pour décrire des choses simple ce n'est pas ma tasse de thé (et ça ne devrait être celle de personne). Le principal avantage de RDF est sa généricité, sa capacité à s'enrichir. Si vous voulez sémantiser quelque chose, mais que le vocabulaire n'existe pas (entendez par là "que la DTD n'existe pas") et bien vous pouvez l'écrire. Génial hein ? Et bien je ne trouve pas, une DTD c'est chiant à écrire. Et puis créer un vocabulaire ça pose d'autre problèmes : un robot c'est bête, ça va réussir à parser des documents, mais ça ne va pas l'aider à en comprendre le sens donc il faut tout de même apprendre au robot (ou à ce qui exploite les données) à nous sortir les bonnes données. C'est pourquoi RDF est (ou sera) fortement associé à SPARQL, langage de requêtes permettant de récupérer des données d’une base de données RDF. Bon, si vous êtes arrivé à cette ligne vous pouvez vous rendre compte que le paragraphe commence à être grand. Et c'est ce qui me gène dans RDF, c'est du lourd, il faut en faire une sacré couche pour pas grand chose. Et, à mon avis, on n’est pas près d'en faire sans outils appropriés. Un autre point que j'aborderai plus tard : La documentation des vocabulaires qui, il me semble, sera un point très sensible dans le succès réussite l'adoption [mettez le mot que vous voulez] de RDF.

Je compte faire des billets décrivant plus en détail chaque approche, pour que vous puissiez juger (de quoi ? à vous de le savoir ;) ). Donc wait & see :) !

Je suis allé un peu vite, le WaSP Café n'aurait pas ce nom sans le petit apéro ;) . En arrivant je me suis rué sur le buffet, résultat : je n'ai presque pas parlé au gratin présent (mmm, un gratin). Et j'en viens au point faible des WaSP Café (je suis trop fort en transitions) : c'est beaucoup trop court !

  • 15-20 minutes d'apéro (bon, je suis arrivé un peu en retard)
  • un atelier trop court (mais le sujet est trop vaste)
  • pas le temps pour discuter avec les orateurs :(
  • et une table ronde (d'ailleurs je n'ai pas vu de table)

Cette dernière partie était une nouveauté, et ça fait ressembler les WaSP Café en mini-Paris Web ! Ne me demandez pas ce qui a été dit pendant cette table ronde, j'étais occupé à organiser le reste de ma soirée... (oui je sais, c'est mal).

Pour conclure : C'est vraiment très bien, mais trop court, et les WaSP Café sont trop espacés dans le temps (ce qui fait qu'on attend beaucoup de chacun). Le petit comité permet d'échanger, quand on a le temps, et au delà je pense que les ateliers seraient trop compliqué à animer.

P.-S.: Merci à l'IESA pour leur accueil et leur locaux sympathiques :)

Nudisme aggravé

Edit : Je me suis rhabillé :-) !

Si vous avez des yeux qui fonctionnent correctement, vous devez vous rendre compte que le design de ce blog est tout pété absent. En fait aujourd'hui c'est le CSS Naked Day, donc je me suis mis à poil (Rah.. Avec cette phrase je vais attirer encore plein de visiteurs perdus).

P.-S. : J'ai fait ce billet à l'arrache, mais je n'ai vraiment pas le temps en ce moment...

Adobe onAIR Tour

Logo de Adobe AIR

J'ai eu la chance d'assister au Adobe onAIR Tour qui se déroulait mercredi dernier (2 avril 2008) au Palais Brongniart (à la bourse quoi, rien que ça...). Voici un rapide compte rendu :

L'événement a commencé par une keynote de Ryan Stewart, présentant AIR et la gamme Adobe. Pas grand chose à retenir si vous savez déjà ce qu'est AIR, mais quelques petites "révélations" :

  • Cocomo : Un framework Flex permettant de faire des visioconférences et tout ce qui peut être cool et utile pendant des e-meeting (vous avez compris que j'ai rien à dire là dessus, en fait pas grand chose n'a été dit là dessus)
  • Pacifica : La possibilité de faire de la VOIP via le flashplayer (donc via Flex et AIR, je pense que ça va cartonner)
  • AIR disponible pour Linux (en alpha)
  • AIR 1.1 pour fin 2008, avec une synchronisation entre les plateformes, c'est à dire qu'elle sortira en même temps sur Windows, sur MacOSX et sur Linux.
  • Adobe veut de l'AIR partout (sur le web, sur votre bureau, sur votre portable, sur la Wii, etc.) (oui, je me suis bien creusé la tête pour trouver ma phrase)
  • AIR supporte la HD, mais ça pas besoin de le rappeler (ah si ?), et ce via le codec H.264 (le même que Quicktime, donc pas dégueux)

Exemple débile 1 Exemple débile 2
Ci-dessus deux exemples débiles : une infinité de menu donnant une réponse différente à la question "Flash on the iPhone ?" et une application d'une forme bizarre (et avec une musique insupportable)

On a également eu le droit à une pléthore de démos, uvLayer (du partage de vidéos, très impressionnant), Google Analytics AIR (à noter que ce n'est pas Google qui l'a réalisé), et plusieurs applications déjà développées (toutes aussi impressionnantes).

Les autres conférences présentaient les capacités de la bête, via des démonstrations techniques (parfois des exemples totalement débiles). C'était très intéressant de voir que l'on peut créer de joli applications en très peu de temps et surtout très simplement. Certaines conférences étaient un peu plus poussées et il y a eu un peu de redite (je pense que tout le monde à compris que l'on peut avoir de vrai fenêtres transparentes).

Exemple débile 3 Exemple vachement bien !
Ci-dessus un exemple débile : Une application qui affiche une image différente si l'extension du fichier qu'on lui "drag&drop" n'est pas la bonne.
Mais également un exemple époustouflant : Un lecteur vidéo possédant un bouton pour faire des captures qui s'affichent à la volée derrière le lecteur.

Globalement c'était très bien, et j'irai volontiers à plein de journées comme celle ci. En dehors des conférences il y avait tout ce qu'il faut pour satisfaire un geek : des chips, du Guitar Hero III, de la Wii, des Pop Rocks (!), des boissons énergisantes (dont j'ai abusé), et plein de bouffe. En fait il ne manquait que des filles à moitié nues (avec des gros seins). Ah ! Et il faut acheter le développeur aussi, avec plein de cadeaux :

Les cadeaux que l'ont a eu

En plus de ces modestes présents ils tiraient au sort des participants pour recevoir : des posters d'eBoy (mon voisin en a gagné un, je vais devoir le tuer pour le récupérer), des teeshirts d'eBoy, des sacs avec plein de bouquins, des Flex Builder 3 Professional, et 2 Adobe CS3 Master Collection (!!).

Des cadeaux : des sacs avec des bouquins, et un bundle Flex Builder 3 Professional Des guitares de Guitar Hero III personnalisées avec des autocollants Flex et Apollo (nom de code de AIR)
Ci-dessus : des cadeaux et les guitares personnalisées à la sauce Adobe Flex/Apollo

Bon, maintenant il ne reste plus qu'à trouver quoi développer en AIR...

P.-S. : Plus de photos dans mon album Flickr.

La qualité de nos jours...

Je profite d'une série de billets édité par mon collègue Renaud Perrin sur l'état de la blogsphère pour faire ce billet sur la qualité telle que je la vois.

De nos jours la qualité est quelque chose qui coûte très cher, tellement cher que cela devient rare d'en trouver. La plupart du temps l'important est étouffé sous une montagne décorative, mettant en avant la quantité plutôt que le concret et l'essentiel (lorsqu'ils ne sont pas médiocres).

Pour exemple (dans mon domaine) : l'avènement du User Generated Content (Contenu généré par l'utilisateur), Saint Graal du «Web 2.0» (oui, maintenant je mets ce terme entre guillemets, je ne l'assume plus), n'a fait que baisser la qualité du contenu que l'on trouve sur le web (qui n'a malheureusement jamais vraiment décollé).

Internet est un outil et une plateforme incroyablement magnifique mais je suis déçu de voir ce que les gens en font. Soit une machine à sous, une machine à sexe, ou une machine à merde.

Ce côté qualitatif je ne peux pas vraiment le reprocher aux utilisateurs, après tout si ça leur plait c'est le principal...

Par contre dans le monde professionnel le profit prime sur la qualité, et là ça me touche. Pour un certain nombre de gens, le principal n'est pas de fournir quelque chose d'une grande qualité, mais de produire à moindre coût, le plus vite et ce quel que soit le niveau de résultat. Ça m'exaspère au plus haut point.

Je serai vraiment content le jour où ce genre de personne produira quelque chose pour ce qu'elle est, et non pour ce qu'elle représente.

Les apparences sont belles dans leur vérité momentanée. Octavio Paz
Extrait de "A la orilla del mundo"

P.-S. : Ce billet n'est pas une dissertation sur le domaine. Comme je l'ai dit la qualité prime sur la quantité, et j'estime vous avoir livré mon message.

P.-P.-S. : Bien entendu, ce billet ne s'applique pas qu'au web.

J'y serai !

Si vous voulez me rencontrer (je ne vois pas trop pourquoi, mais on sait jamais hein :) ) je serai à :

Si vous connaissez un autre super-événement que je ne devrai pas rater faites le moi savoir !

PS : Si vous ne voulez pas me rencontrez n'y aller pas ;)